Les actions risquées pour 91% des personnes

11.06.12

C'est ce qui ressort d'un récent sondage TNS SOFRES. Ce chiffre, un plus haut historique, est de la responsabilité des émetteurs, des intermédiaires, des épargnants eux-mêmes et enfin du législateur. Il ne s'agit pas d'une fatalité, chacun peut œuvrer pour redresser cette statistique moribonde.

Emetteurs : Est-ce que la récente introduction de  l’action Facebook dont le cours a dévissé de 30% est de nature à rassurer sur l’investissement en action ? Y-aura-t-il une sanction ou est-ce normal ?

Professionnels : Est-ce que, pour combattre la peur des actions, leur distribution sous forme de fonds garantis ou fonds à promesse, ne représente pas un filon plus juteux pour vous que pour les épargnants? Pourquoi continuer à encourager la distribution de ces produits structurés quand on voit leurs conséquences sur les emprunteurs (sub-primes, collectivités, HLM…)  ?

Epargnants : Malgré les crises successives, un des plus gros fonds d’actions françaises (Centifolia de DNCA Finance) a réalisé du 1/1/2003 à aujourd’hui une performance +62% contre +35% sur votre contrat en euro, est-il normal que l’assurance-vie, produit d’épargne de long terme, ne soit pas davantage investie en actions ?

Législateur : Est-il normal que l’assurance-vie à 8 ans soit principalement investie en obligations ? Est-il normal que le PEA, investi en actions, ait un horizon à 5 ans ? Peut-on imaginer une fiscalité stable pour inciter les épargnants à investir à long terme sur les actions ?

Les OPCVM (fonds, sicav) qui représentent la forme la plus courante de distribution d’actions en France, sont analysés sous toutes les coutures par des agences professionnelles indépendantes. Cette information est publique et gratuite sur internet. L’investissement en actions n’est pas risqué s’il est entouré des conseils de bon sens  : sélection des valeurs ou des OPCVM, diversification (ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier), investissements de long terme réalisés régulièrement pour gommer la volatilité (par prélèvement par exemple). A ce titre, l’épargne salariale et retraite en entreprise qui procure un capacité d’épargne régulière devrait pouvoir être investie sans crainte en actions.

Que ferons nous lorsque le Qatar ou d’autres fonds souverains seront propriétaires de nos plus belles entreprises ?

 


Par 
Expert en Epargne collective
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