Actionnariat salarié : un actionnaire salarié est 100% actionnaire… et 100% salarié !

07.06.12

ouvrier heureux La saga de l'actionnariat salarié. Episode 1 : Ne pas confondre association à la performance et association au capital : une des clés pour ne pas se tromper en amont de son schéma d'actionnariat salarié.

Pour de nombreuses entreprises, l’association au capital est délicate voire impossible.Ainsi, de nombreux dirigeants d’entreprises à capitaux familiaux, désireux d’ouvrir le capital aux salariés, se heurtent à l’incompréhension ou à l’hostilité des actionnaires de la famille, peu enclins à accepter la dilution et les contraintes de gouvernance correspondantes. De même, une entreprise fragile ne pourra souvent pas assembler une proposition de valeur attractive et suffisamment pérenne pour ses collaborateurs, une entreprise en cours de restructuration pourra difficilement, en plein PSE, proposer à ses salariés une entrée au capital, une entreprise sous LBO n’a pas toujours dans son capital un fonds d’investissement « partageux ».

Un exemple ? En pleine tourmente de 2008, nous avons bataillé ferme pour convaincre un client du SBF120 de suspendre une opération d’actionnariat salarié mondiale, dont la communication était imminente, alors qu’il annonçait des restructurations.Un autre ? En pleine campagne médiatique de chasse aux stock options des dirigeants, nous avons convaincu un client coté assez visible de suspendre son plan ciblé discrétionnaire pour ne le déployer que concomitamment à une opération collective. Vous en voulez encore ? Distribuer des actions gratuites à des managers que l’on souhaite attirer alors qu’on n’a pas encore les moyens de les payer à leur prix de marché est utile, mais proposer du capital en lieu et place des augmentations de salaire à des salariés payés au plus juste peut s’avérer délicat…

La façon de ne pas se tromper  de combat est de répondre simplement aux trois questions suivantes :

1) «Les actionnaires sont-ils désireux de partager le capital et la valeur associée avec les collaborateurs, pour quel ordre de grandeur et à quel horizon ? »

2) « Acceptent-ils la présence des salariés ou de leurs représentants à l’Assemblée Générale et le partage de l’information ? »

3) La situation financière et sociale de l’entreprise permet-elle sans risque de rejet  ou de difficultés différées, de proposer aux collaborateurs ciblés par le cahier des charges de devenir actionnaires ? »

Si la réponse est « non » à ces questions, il sera très souvent préférable de se tourner vers d’autres mécanismes de rémunération à la performance, de type participation, intéressement ou primes collectives ou individualisées. Pour les questions 2 et 3, des solutions existent dans la boîte à outils pour compenser (intermédiation de la relation via une holding/un FCPE, Minimisation du risque financier individuel au moyen d’aides de l’entreprise…), mais les fondamentaux doivent être là.

A suivre la semaine prochaine….

Post précédent :

Prequel : Maître/esclave ou employeur/salarié ? La vérité sur l’actionnariat salarié.

Lire aussi:


Par 
Expert en Actionnariat salarié, Questions pratiques
En relation avec cet article :
, , , , , , , , , , , , , , , , , , ,



Laisser un commentaire

  0 J'ai trouvé ce sujet très intéressant

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Merci de corriger les champs incomplets